Calomnie printanière d'un souffle
Court
Allongement du cloaque ouvrier
Je creuse l'égratignue singulière
à l'arraché
Les jours incendient mon estomac mal repeint
Un piano sur chaque épaule
Le réveil au centre des funérailles
Tripatouille les masques de l'aumônier
Contre-plongée sur la chaise
Mes nerfs tendu comme une émeute
J'arracherai ma langue dans le dernier soupir
Pour ne pas que la brule le café
De la poussière sur le phénomène répulsif
La nature même et la haine de l'humanité
Une seule goutte
Et la rouille unifiée réchauffe le métal
Les cheveux dans l'engrenage
Je ne sais plus dire
Quand la musique se joue de dos
Ce printemps qui me déteste
Jusqu'à l'os
Je m'en veux tremblant et confu
J'ouvre chaque livre
Et le mots prennent la fuite
D'ordinaires reines se meurent sous ma paupière lascive
Le sommeil est intact
Quand tout est nouveau avant l'envers
Des accents de toutes parts
Une rue m'a rendu le mal ardent de voir revivre la nature
L'étau névrosé de mes propres mains, obsédées par mon cou, menace les derniers soupirs que je souhaite. Ce sang qui gagne mes yeux se nourrit de toutes les images. Je ne veux pas être seul avec moi. La bête que je suis m'effraie; sortez-moi de notre cage. Les airs que je siffle sont d'effroi. Si j'y reste, je deviendrai un loup. Mon propre loup. Ma nourriture. Les nerfs de mes bras sont tendus sans que j'en ressente aucune colère. C'est la détresse. Un cri; crématoire, brûlé vif. Les gens veulent me salir en montrant qu'il sont joyeux. Je me vois les pourfendant. Ils apprendront ce qu'est le noir, son usage, même autour de l'oeil. Aucune pierre à jeter. Une bêtise simple, belle et immorale. J'exige, j'ordonne, j'oblige. Je suis l'esclave de mon existence.
Le déraillement en procédures successives
La greffe est semée de peaux d'identités
Que contournent les grâces moyennes
Beuglements d'oeil de chien
Gorge lugubre d'hommes bourrus à nerf piqué de vif
L'ittinéraire enfantin de la tièdeur liquide du spiritueux
Les passagers, de villes en villes
Deviennent banquiers
Et la fraude embellit l'aumône frauduleux